Lundi 12 mars 2007
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Le débat présidentiel: un choix de société
Sur les deux derniers siècles passés la société a changé, progressé et plus d'hommes ont accédé à un certain bien être. Malgré cela, est ce parcque la société a progressé depuis les premiers pas de l'homme qu'elle ne cessera de s'améliorer ?
Le début des deux derniers siècles marqua la naissance du capitalisme économique et une rupture avec les faits historiques précédents.En effet ce capitalisme s'inscrit dans une rupture car il engendra une accélération de l'histoire.La société s'est tellement développée et cela avec une extraordinaire rapidité qu'elle a intégrée la croissance de la production comme un dogme. Le progrés et notamment l'augmentation du niveau de vie de la société s'est construite autour de la logique d'accumulation de richesses du sytème capitaliste en intégrant le fait que croissance des richesses et progrés étaient deux notions similaires. Ainsi le progrés n'a t-il pas changé de sens: signifie t-il l'accumulation de richesses ou l'amélioration du bien être de l'homme ? Bien sûr, le bien être est conditionné par les richesses mais parce que nous sommes intégrés dans un système capitaliste nous ne sommes pas guidés par le progrés mais par l'accumulation de richesses.Nous voulons toujours plus comme si c'était synonyme de progrés.
Le mode économique du capitalisme cherche à produire afin de rémunérer ses acteurs: les salariés et les entrepreneurs ou les investisseurs . Il n'a qu'un but, c'est de produire dans le seul interêt de dégager des rémunérations.Mais l'économie ne doit-elle pas servir à satisfaire les besoins des hommes? Ici le but est seulement de produire sans faire correspondre les besoins. Les producteurs ne cherchent pas à voir si leur offre est en adéquation avec les besoins de la population mais ils déterminent l'offre en fonction des gains financiers qu'ils peuvent en tirer et donc en fonction de la demande solvable. Ainsi l'économie souffre d'un dysfonctionnement entre l'évaluation des besoins et de l'offre productive. C'est le cas par exemple du logement : pourquoi les entrepreneurs privés proposent-ils des prix trop élevés ? Parcque qu'ils n'ont pas d'interêt et certains risquent même de se mettre en déficit. Dans l'agroalimentaire pourquoi produisons nous autant, ce n'est pas dans notre pays qu'il y a la famine, il faut produire dans les pays qui n'assurent pas leur autosuffisance, au lieu de ça nous gaspillons des stocks comme des salauds. La logique économique est totalement irrationnelle. Il faudrait par exemple pour la nourriture mettre en place une rationalisation du système de production au niveau international ou il y aurait un fond d'investissement des pays riches qui serviraient à financer tous les producteurs et les distributeurs de l'agroalimentaire dont les grandes firmes deviendraient publiques et qui assureraient l'approvisionnement de toutes les populations sur la planète. Pour le logement et d'autres besoins fondamentaux le système de distribution devrait être similaire serait Mais cela reste pour l'instant difficile car il n'y a pas de gouvernance mondiale. Il reste qu'il faut faire correspondre la production aux besoins humains dans tous les pays.
L'institutionnalisation de la société de consommation à travers la publicité, la mode...répond au besoin d'écouler la production. Elle dicte nos comportements sans que l'on s'en aperçoive réellement puisque en instaurant un pouvoir de coercition sur nos esprits.Nous consommons sans savoir vraiment pourquoi.Nous sommes conditionnés.Nous ne servons qu' à consommer une production. Une production qui n'a pas de sens si ce n'est de dégager des rémunérations. Certes ce mode de production répond à des besoins mais il ne sert pas par essence la satisfaction des besoins humains.
Le premier point soutenait l'idée selon laquelle la naissance du capitalisme accéléra l'histoire. Dans la mesure où notre production a cru de façon exponentielle. cette croissance de production a entrainé de nombreux evénements historiques et de changements sociaux sur une période brève si l'on compare avec les époques précédentes. Il en a résulté l'augmentation du niveau de vie et le progrés.Néanmoins signalons que sous l'ancien régime et bien avant la population ne disposait que de peu de ressources, le niveau de développement etait très faible, les famines étaient fréquentes. Au moment où le capitalisme s'installa les hommes partaient de presque rien. C'est pourquoi ce mode de production a permis un tel progrés. Mais arriver à un certain seuil de bien être nous continuons à produire et à consommer avec autant de frénésie sans se poser les questions des dégats qu'engendre le capitalisme : ce système a développé certains de nos pays: les pays riches. Les pays pauvres n'ont pas bénéficié de ce décollage économique car nous ne nous sommes pas posés la question de l'évaluation des besoins, nous n'avons fait que produire de manière désorganisée. Les pays riches se sont développés au détriment des pays pauvres tout comme la population aisée et les riches de notre pays se sont enrichis au détriment des pauvres, des SDF, des chômeurs, des travailleurs pauvres.Ces phénomènes sont causés par toutes les logiques qui sous-tendent le capitalisme: sous-production dans les pays pauvres par manque d'investissement (les entreprsises privés n'ont pas d'interêt financier à y investir. L'interêt privé crée une désorganisation dans la réponse aux besoins), pénurie ou prix trop élevés des besoins fondamentaux ou prix trop bas des salaires et chômage(les entrepreneurs et les actionnaires n'ont pas d'interêt à augmenter les salaires ni à recruter, de même que proposer des logements à bas prix du fait de leur perspective de gains financiers) gaspillage, production excessive sans se soucier du réchauffement de la planète et de l'épuisement des ressources( Le réchauffement de la planète provient en partie des usines de production à émission de gazs et des voitures: regardons le nombre de voitures qui sont utilisées: une rationalisation des moyens de transports s'impose. Ce système marche sur la tête et est arrivé à un stade où le progrés acquis et le développement sont en train de s'inverser, la production n'a plus pour vertu le progrés mais la détérioration de la planète sur le plan social et écologique. L'histoire a cessé de s'accélerer néanmoins les évolutions sociales et économiques sont beaucoup plus rapide que lors des époques antérieures au capitalisme.Notre histoire posséde un rythme de croisière bien plus important que ces époques. Ainsi les problèmes et les événements arrivent beaucoup plus vite, c'est pourquoi il est vital de lutter contre le réchauffement de la planète , contre la production et la consommation excessive des richesses et pour que la prise en compte des besoins humains deviennent notre dogme.Dans le cas contraire nous arriverons très vite à une catastrophe et à une détérioration croissante des conditions de vie humaines.
Ces problèmes de la vie humaine est la conséquence directe du dysfonctionnement économique entre les besoins humains et la production qu'institue le capitalisme.
Lorsque je vois les 4 principaux candidats à l'éléction présidentielle : aucun ne propose de remettre en cause le dysfonctionnement entre la production et les besoins des hommes, pas un ne propose de changer la logique de production qui veut que l'on produise pour l'interêt de sociétés privées plutôt que pour l'interêt des besoins de la population. Je ne crois pas en la "main invisible" qu'Adam smith idéalisait en affirmant que les interêts des individus contribuent à l'interêt général et au bien être de la société.C'est faux, il a écrit cela en 1777 bien malgré lui, il ne pouvait pas savoir mais regardez le résultat maintenant : En France de nombreuses personnes ont beaucoup de mal à assurer leurs besoins parcque leurs salaires sont beaucoup trop bas ou parcqu'elles sont sous-employées( 33% des salariés touchent moins de 1000 euros, 50% des travailleurs touchent moins de 1400 euros, 70% touchent moins de 1800 euros) et ceci parcque l'interêt pour une société privée est de réduire le coût du travail pour dégager un bénéfice , ce qui paraît logique car sans quoi elles n'auraient aucun interêt à investir.
Les candidats ont conscience de cela mais ils ne croient pas à un changement de la structure productive parcque leur pouvoir est impuissant face à la sphère productive car elle est sous le contrôle de groupes privés alors ils essayent d'ajuster son fonctionnement avec des doses homéopathiques sans en changer la logique. D'autres comptent poursuivre la doctrine d'Adam Smith en ne pensant qu'à la création de richesses sans lui fixer de finalité objective pour résoudre les problèmes sociaux.
Aucun de ces candidats ne cherchent a changer les mécanismes de notre système de production. Il faut un autre système économique, mais lequel? le débat est ouvert.
J'appele chaque lecteur de cet article à réagir et à proposer des idées. D'autre part j'apelle chacun de vous en âge de voter à refuser de soumettre sa voix à sarkozy, à bayrou et au candidat d'extrême droite car ils contribuent par leur orientation politique à accentuer la defaillance du système de production.quant à Mme Royal je ne me prononçerais pas car elle peut éviter l'arrivée au pouvoir des candidats de droite.